Les talents et la tech #3 : Bonnes pratiques

Cet épisode est le troisième d’une série d’articles traitant des enjeux de recrutement et de rétention des talents dans le monde de la tech. Aujourd’hui, nous nous penchons sur les bonnes pratiques d’une référence en la matière : OCTO Technology.

Les ressources humaines, intranquilles, pointées du doigt, sont aujourd’hui au coeur des transformations économiques et sociales du monde du travail. Un espace de travail favorisant le bien-être d’une part, et la performance de l’autre ; l’opportunité de s’épanouir tout en respectant la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle : les RH sont tiraillées par des injonctions contradictoires. Un défi que le cabinet de conseil et de réalisation IT, OCTO Technology semble relever avec brio, se targuant de cinq nominations consécutives au palmarès des Great Place to Work® — entreprise où il fait bon travailler. Nathalie Avramesco, DRH du cabinet, nous offre un panorama de ce qui fait leur succès.

Règle numéro 1 : Nourrir l’écosystème

OCTO Technology occupe une place de choix au coeur de l’écosystème IT. Elle est à l’origine de l’incontournable USI (Unexpected Sources of Inspiration), qui rassemble chaque année la crème des « penseurs, innovateurs, et créateurs » internationaux à Paris, et de la Duck Conf, le rendez-vous geek dédié aux architectures qui se tenait hier. En parallèle de ces temps forts produits par l’entreprise, les « Octos », spécialistes dans leur domaine, diffusent leurs savoirs de façon indépendante en prenant la parole en temps que speakers lors d’événements externes. « Le partage des savoirs est fondamental, à la fois en interne et vers l’externe » nous explique Nathalie Avramesco. Un partage qui fait partie de l’ADN de l’entreprise depuis sa création : « OCTO publie des livres blancs depuis une vingtaine d’années, à un moment où le partage gratuit d’un savoir était très novateur ».

Règle numéro 2 : Prendre des « g »

« Quand quelqu’un entre chez OCTO, on dit qu’il va prendre des “g” » nous confie la DRH. Par « g » il faut comprendre gravité et unité d’accélération. Car chez OCTO, on accélère à un niveau individuel comme collectif. Le pari d’OCTO Technology est de s’inscrire comme l’agent qui promeut les compétences de ses talents. Ce qui retient les « Octos » et la raison pour laquelle ils rejoignent l’aventure, est qu’ils viennent y trouver une source de connaissances des plus pointues dans leur domaine d’exercice. « Entrer chez OCTO c’est booster ses compétences », si bien que l’entreprise a lancé son propre vrai programme d’accélération, formation exigeante à la fois sur les questions techniques (IA, big data) et sur la méthodologie (agile). Trois ingrédients en font la réussite : les experts opérationnels qui enseignent, la mise en application des connaissances sur des projets et le mentoring rapproché qui assure l’accompagnement.

Règle numéro 3 : Valoriser l’autonomie

« Par rapport à nos concurrents, on accorde beaucoup de temps à nos salariés pour leur propre recherche et développement » défend la DRH. Un temps dédié à l’approfondissement de leurs compétences, un investissement qui « les fait grandir ». Ici, il n’est pas question de formation plombante mais bien d’autonomie, car les Octos ont soif d’apprendre : « nous recrutons des gens qui sont avant tout des passionnés ». Et parce qu’OCTO sait que la quête de sens guette les plus jeunes recrues, 100 jours par an sont dédiés par l’entreprise au mécénat de compétences auprès d’association comme Entourage.

Règle numéro 4 : Rassembler

Si chacun a son domaine d’expertise, l’ambiance est au partage : OCTO fonctionne par « tribus ». « Ce sont des communautés permanentes, non-liées à des missions clients, autour d’une expertise soit technique soit méthodologique ». Plutôt tribu big data and analytics ou tribu méthode agile ? A chacun son équipe dans cette entreprise qui réussit par ce biais à conserver une taille humaine. Pour s’assurer que personne ne va casser l’ambiance, la DRH nous confie que le recrutement est crucial : « on fait un filtre très important sur les valeurs, pour conserver notre culture : bienveillance, curiosité, remise en question permanente ».

Forte de ces bonnes pratiques, le cabinet se targue d’un turn-over de 10% pour l’année 2018, une prouesse pour son secteur. Comme quoi, on peut encore fidéliser des experts tech sans qu’ils ne s’échappent en freelance… Qui l’eût cru ?

Dans le prochain épisode, nous parlerons freelancing en étudiant la tension croissante entre recrutement en interne et recours à un pool de talents externes.