Se déplacer demain : Hyperloop, trottinettes, et avions solaires

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Avec la concision et la sobriété qui le caractérisent, l’entrepreneur visionnaire Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX, a récemment annoncé sur Twitter (« The first tunnel is almost done », « Opens Dec 10 »…) le très prochain lancement d’Hyperloop. Le premier tunnel devrait être inauguré aux États-Unis dans la nuit du 10 décembre et testé gratuitement par le public le lendemain. Le dispositif Hyperloop une sorte de tube surélevé à l’intérieur duquel des capsules électriques se déplaceront à des vitesses exceptionnelles, pouvant aller jusqu’à 485 kilomètres par heure. Au lieu de traverser Los Angeles en quarante-cinq minutes, c’est en seulement six que les passagers de l’Hyperloop pourront boucler leur voyage.

A la clé de cette prouesse technologique : plus de temps à consacrer à autre chose que les déplacements, et moins de pollution. La formule gagnante des transports de demain, sur laquelle d’autres acteurs sont heureusement prêts à parier, ne serait-ce que partiellement…

Bus autonomes sur la ligne 393

Alors que les trottinettes électriques en libre-service ont joyeusement envahi les trottoirs de la capitale, c’est une nouvelle initiative que les routes en bordure de Paris s’apprête à accueillir. Dès l’an prochain, et en collaboration avec l’autorité régionale Ile-de-France Mobilités, la RATP entend faire circuler des bus autonomes sur la ligne 393, qui relie Thiais à Sucy-Bonneuil (Val-de-Marne). L’objectif : tester différents prototypes soumis à différents niveaux d’autonomie. Marie Claude Dupuis, Directrice de l’innovation à la RATP, explique : « C’est là où les technologies qui poussent vers plus d’autonomie permettent d’optimiser le service, l’exploitation et donc la performance. Et en même temps, cela nous permet de travailler avec nos personnels pour voir comment améliorer la qualité du service. » Cette phase d’expérimentation sera conduite avec des bus standards, d’une longueur de douze mètres, et à bord desquels subsisteront dans un premier temps et par mesure de sécurité des chauffeurs chevronnés. Le but de cette phase de test est avant tout de « maîtriser les performances du véhicule autonome qui permettent de gagner en performance et en sécurité », a souligné Marie Claude Dupuis.

Entre Hyperloop et bus autonomes de la RATP (certes un peu sexy que la dernière innovation d’Elon Musk, il faut bien l’avouer…), le secteur des transports est à la veille d’un renouveau longtemps attendu…Quelle sera la prochaine étape charnière ?

Voler grâce à l’énergie du soleil

Idéalement, les vols commerciaux alimentés à l’énergie solaire, pour pouvoir voyager autour du monde sans complexes et sans peur de précipiter l’effondrement climatique qui nous fait du pied sous la table…

A l’origine du très futuriste Solar Impulse : deux pilotes suisses passionnés, André Borschberg et Bertrand Piccard (surnommé le « savanturier ») qui ont souhaiter miser sur les nouvelles technologies pour s’affranchir des énergies fossiles. Après sept années de recherche, de tests et de construction, les deux Suisses, secondés par les 80 ingénieurs et techniciens de Solar Impulse, ont pu proposer en 2016 un premier prototype d’avion. Ce dernier a déjà effectué il y a un peu plus de deux ans un premier tour du monde aérien sans carburant : vingt-trois jours de vol, dix-sept étapes, et plus de 43 000 kilomètres parcourus…

Avec son dernier prototype, Solar Impulse II, Bertrand Piccard a réussi à agréger une pluralité d’innovations techniques, que cela soit en termes de capture et stockage de l’énergie solaire, ou de composition des matériaux de structure de l’appareil. Le résultat : combiner l’envergure d’un avion de ligne avec le poids d’une voiture et la vitesse d’un scooter…

En réaction à la récente sortie du rapport du Giec, l’entrepreneur, qui s’apprête à boucler son troisième tour du monde en avion solaire, a tenu des propos plutôt encourageants : « Des solutions existent partout, dans les startups, les laboratoires de recherche, les grandes entreprises… mais elles ne sont pas connues du marché, donc pas utilisées. »

On ne demande pourtant que ça, histoire de pouvoir faire du cheval au Kirghizstan et bronzer sur la plage en Thaïlande la conscience et le cœur en paix…